Les Générateurs s’engagent pour accompagner les collectivités sur un sujet déterminant et d’actualité
Un enjeu au cœur de l’actualité dans l’écosystème des énergies renouvelables et de la transition énergétique territoriale
Le partage de la valeur dans les projets d’énergies renouvelables s’impose comme un levier essentiel pour renforcer l’adhésion locale et garantir des bénéfices équitables. Il est d’ailleurs au cœur de l’actualité au sein de la filière des énergies renouvelables, comme en témoigne la place de choix du sujet au dernier salon EnergaÏa et au Colloque National de France Renouvelables à l’automne 2025.
Les collectivités s’y intéressent également de plus en plus, en lien avec une volonté globale d’inscrire les projets d’énergies renouvelables dans des projets de territoire et ne plus viser leur seule acceptabilité.
Le WWF et le réseau Cler ont également publié des recommandations à ce sujet ces derniers mois. Selon le réseau Cler, l’une des principales raisons derrière les oppositions locales aux projets d’énergies renouvelables en Europe est le manque de bénéfices perçus pour les communautés dont la vie quotidienne est impactée par les projets. Une démarche de partage de la valeur vise ainsi à assurer une répartition des bénéfices d’un projet entre les développeurs et les opérateurs, ainsi qu’avec les communautés locales concernées.
Les différentes formes de partage de la valeur identifiées par le WWF et le Cler
La question sous-jacente est la suivante : de quels bénéfices parle-t-on exactement ? Selon le rapport du WWF, leur partage peut se matérialiser sous différentes formes :
- Retombées économiques directes (loyers fiscaux, redevances, loyers, etc.)
- Participation financière citoyenne (les habitants deviennent investisseurs)
- Retombées socio-économiques (emplois locaux, achats locaux, etc.)
- Partage de la gouvernance et de la stratégie (implications dans les décisions)
- Partage énergétique local (autoconsommation ou autres actions permettant de lier le projet à d’autres démarches de transition énergétique)
- Partage environnemental ou co-bénéfices (actions en faveur de la biodiversité par exemple)
Dans une note de positionnement sur le partage de la valeur au niveau européen, le réseau Cler distingue également plusieurs types de partage de la valeur : les bénéfices monétaires tirés pas les communautés au niveau local ; la gouvernance et contrôle au niveau local ; les bénéfices en nature (rénovations énergétiques de logements par exemple) ; et contribution à l’économie locale.
Le Fonds de Partage Territorial de la Valeur : un levier pensé dans le cadre de la loi APER dont les contours restent à définir
Le WWF, dans son rapport, insiste aussi sur l’importance du Fonds de Partage Territorial de la Valeur prévu par la loi APER en 2023.
Ce fonds est destiné à financer des projets de protection de la biodiversité, de transition énergétique et de résilience climatique dans les territoires accueillant des installations d’énergies renouvelables (EnR) grâce à la participation de projets EnR retenus aux Appels d’Offres de la Commission de Régulation de l’Energie pour bénéficier d’un soutien public.
Il représente une opportunité unique pour redistribuer les bénéfices des EnR, financer des initiatives locales pour la biodiversité et le climat, et encadrer les pratiques spéculatives sur le foncier. Le WWF appelle ainsi l’État à publier rapidement le décret d’application, en veillant à garantir l’additionnalité du dispositif avec l’IFER (taxe payée par les exploitants de certaines installations de production d’électricité aux collectivités locales où elles sont implantées) et à maintenir la séquence « Éviter – Réduire – Compenser ». L’objectif est en effet d’aller plus loin que la réglementation actuelle et non de s’y substituer.
De son côté, le réseau Cler plaide pour que les mécanismes de partage de la valeur soient intégrés dans chaque projet d’énergie renouvelable. Il appelle à intégrer dans le futur Citizens Energy Package des mesures explicites sur ce sujet, comme par exemple : rendre obligatoire leur mise en œuvre au niveau européen, définir un cadre clair avec des critères précis pour assurer la cohérence et l’équité, fournir des lignes directrices pratiques pour faciliter l’application, et introduire des critères hors-prix dans les appels d’offres afin de valoriser le partage de la valeur dans les marchés publics.
Les Générateurs se mobilisent pour aider les collectivités à y voir plus clair et agir
En France, la notion de partage local peut concerner l’implication directe des citoyens mais aussi celle des collectivités territoriales. Le sujet de l’énergie citoyenne est documenté en particulier par Energie Partagée, association partenaire de l’ADEME et du réseau Les Générateurs.
Les Générateurs ont lancé un groupe de travail dédié à l’appropriation territoriale à l’automne 2025, qui travaille actuellement sur les retours d’expérience des conseillers liés au partage de la valeur dans les projets d’énergies renouvelables. Il est essentiel de faire circuler les retours terrains au sein du réseau pour se former et innover collectivement, et améliorer en continu l’accompagnement des collectivités sur ce sujet.
Le 5 février à 11h, vous avez rendez-vous avec les Générateurs Bretagne pour parler partage de la valeur !
Ce webinaire est ouvert à toutes les personnes intéressées par le développement des filières photovoltaïques et éoliennes (élu·es, agent·es des collectivités, partenaires publics et privés, collectifs citoyens, etc.)
Avec nos intervenants, vous découvrirez les défis que posent l’évolution des modèles économiques des projets photovoltaïques et éoliens. Nous approfondirons la manière dont l’autoconsommation collective ou le co-développement permettent de redéfinir le partage de la valeur et réinterrogent le rapport à la production locale d’énergie.
Vous êtes une collectivité et souhaitez en savoir plus sur la traduction de ces principes de partages de la valeur en solutions concrètes et opérationnelles à intégrer aux projets photovoltaïques et éoliens dans vos territoires ?
Les conseillers les Générateurs sont à votre disposition pour vous accompagner et faire le lien avec d’autres sujets d’actualité comme l’autoconsommation collective. Un accompagnement sera le moyen d’y voir plus clair entre les obligations réglementaires et les marges de manœuvre dont vous disposez en tant que collectivité.
Crédit photo : (c) Energie Partagée – Studio Plouf


